Mettre en place des circuits courts : de la décision à l’action

“Et le travail d’après, il ressemble à quoi ?” — Episode 1

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“Aujourd’hui, confiné ou non, je me rends compte que ce qui me manque ce n’est pas un cadre de travail agréable avec des jus de fruits à volonté, un baby-foot, une salle de sieste…c’est un travail où l’on me laisse des marges de manœuvre, où l’on reconnait mes apports et mes idées.”

Les irritants du quotidien, vous voyez de quoi on parle ?

Autant de situations qui ponctuent tellement notre quotidien que nous avons oublié à quel point elles enlèvent du sens à notre travail en nous ôtant du pouvoir d’agir.

Notre enquête, menée auprès de jeunes cadres pendant le confinement, a montré besoin de retour à l’essence du travail : la majorité d’entre vous nous avez dit avoir retrouvé du plaisir au travail car votre activité a été Responsabilisante et 2/ Orientée action et 3/ Concentrée autour de votre identité professionnelle

Piste de travail n°1 : limitez les niveaux de validation

Vous avez plus de 3 niveaux de validation ? C’est probablement trop… Les processus à tiroirs font perdre du temps aux équipes et grippent l’ensemble du processus. Sans compter le sentiment de déresponsabilisation que cela crée pour les porteurs de projets.

Alors oui, il y a beaucoup de personnes qui ont envie de donner leur avis…mais faut-il réellement répondre à cette envie ? Les personnes à qui vous devez penser sont vos usagers et client — et non vos parties-prenantes internes !

Pendant le confinement, on a fait autrement ; on a supprimé des niveaux de validation et on a mis en place la signature électronique que l’on attendait tous depuis longtemps ! Il faut que l’on garde tout ça !

Piste de travail n°2 : concentrez-vous sur le “vrai travail”

Dans son ouvrage, Le travail à cœur, Y. Clot oppose le “vrai travail” au “travail empêché” qu’il décrit ainsi :

A l’observation, ce qui s’avère fatigant, ce qui exaspère les salariés, ce n’est pas la réalisation de la tâche, mais l’empêchement [à savoir le fait] de façon récurrente, de ne pas pouvoir terminer ce qui a été commencé, de devoir attendre en pensant à ce qu’on pourrait faire, de faire une chose en pensant à une autre, et même de commencer une tâche en sachant très bien qu’on ne pourra pas la mener à bien.

Intéressant non ? Cette notion nous fournit une piste d’analyse complémentaire lors de l’étude des organisations internes et des irritants du travail. Vous avez l’impression de passer plus de 20% de votre temps de travail sur des activités annexes ? Alors revenez à l’essentiel..

Piste de travail n°3 : sortez du “dilemme de la décision”

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Être dans l’action plutôt que dans la négociation, le compte-rendu et le reporting : voilà qui permet de retrouver le vrai travail. C’est pourquoi il est nécessaire d’appliquer l’adage “celui qui fait, sait”.

Mais encore faut-il que vos collaborateurs et collaboratrices se sentent vraiment en capacité de décider : quel est la place de la confiance et du droit à l’erreur chez vous ?

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Pour plus d’informations à ce sujet :

Le travail à cœur, Yves Clot

“Le management de la subsidiarité” dans le rapport Réflexes publics, la 27eme Région

“Comment la crise a-t-elle accéléré la transformation du travail ? https://www.fondation-travailler-autrement.org/2020/10/26/comment-la-crise-de-la-covid-19-a-t-elle-accelere-la-transformation-du-travail/

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